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Photographie de Didier Grapeloux

Contact :
postmaster < at > peinture-en-perigord.com

Didier Grapeloux

Autodidacte de la tête au pied, je suis né en 1959 dans la région parisienne, mais c’est dans le Périgord que je réside depuis 1984 et c’est dans ce Périgord, théâtre de verdure, ou la vie perdure depuis des millénaires que le désir de peindre a fait lentement son chemin. Un jour je me suis lancé et très vite j’ai compris que la peinture ne me quitterai plus j’ai donc pris quelques cours de dessin et de peinture ( atelier peinture de Thiviers ), j’ai fait beaucoup d’essais, jusqu’au jour ou au détour d’une clairière j’ai rencontré une cabane dans son écrin de verdure. Depuis je ne cesse de les croiser, lors de mes déplacements, j’ai toujours un regard sur ses cabanes qui trônent fièrement, dignes témoins de l’activité humaine, je m’imagine leurs propriétaires s’affairant dans les champs alentour fourbus par le travail bien contents de trouver cette cabane ou l’attend un bon repas à l’abri des intempéries. Fidèles jusqu’au bout, elles meurent dans l’indifférence générale.

Les cabanes

Les cabanes sont désignées à tort sous la dénomination de bories. D'origine provençale, ce mot fut introduit en Périgord autour des années 1970. Le terme cabane, issu d'une mémoire authentique, ne devait pas satisfaire le tourisme de ces années. Le mot bori ou borie (origine : bœuf) signifie en Périgord la petite propriété, généralement une ancienne ferme à louer, ce qui est sans rapport avec les cabanes en pierre sèche. Il existe aussi des cabanes plus récentes, certes, mais tout aussi charmantes. Elles bordent les routes, les bois, émergent des pâtures sans même que l’on y prête attention. Oubliées, souvent disparues, ces cabanes ont servi d’abris pour l’homme ou l’animal. Elles ont toutes les formes et sont généralement en pierre, car celles faites de bois ont déjà disparues. Elles font partie intégrante du paysage et témoignent du passé.

Photographie couleur d'une cabane en plein champ
Photographie noir et blanc d'une vieille cabane dans le nord du Périgord

Noir et blanc

Je découvre ces cabanes aux gré de mes longues promenades. Elles sont tout simplement symboliques de ma démarche personnelle. Comme un visiteur-surprise, j’aime rompre leur solitude. Je m’amuse à les apprivoiser. Il faut être patient… attendre que la lumière les caresse, tendre l’oreille à leurs murmures. C’est un doux secret qu’elles me livrent alors. Ces cabanes me disent : si tu sais m’écouter, tu sauras pourquoi tu es assis à mon ombre. Elles me racontent qu’elles sont miroir pour celui qui les regarde. J’ai construit mon cœur comme l’abri du berger attendant sa douce amie. Cet abri pour la protéger de l’orage et sécher ses larmes, je l’ai voulu pour elle humble et discret, pour ne pas l’importuner et lui paraître trop prétentieux de l’amour que je voulais lui donner… Je voulais qu’elle découvre qu’elle sera princesse. Elle saurait alors pousser la porte de ce petit abri de pierre. Cette cabane est mon cœur, plein de solitude et de poésie. Ma princesse aux pieds nus n’est pas là. Mais, mes amis artistes en conviennent eux aussi, il y a un monde ou l’on a semé princesses dans la campagne. Pour chaque petite cabane, une princesse. Elle m’y attend. L’histoire de mes cabanes c’est mon cheminement dans l’art, dans ma vie, vers l’essentiel, vers ce noir et blanc, ombre et lumière, espoir et désespoir. C’est le goût de partager nos impressions, nos sentiments. C’est un rideau que l’artiste ose lever pour que la vérité toute simple inonde le monde de poésie.

ARTALINE

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